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Plantes du Cabellou

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Le Fraisier des bois. Le nom provient du latin fraga.

 

Présent bien entendu au Cabellou, cette plante a trouvé son développement commercial dans le Finistère.

En raison de son parfum la fraise des bois a servi depuis l’antiquité pour la réalisation de produits cosmétiques (fragance).

Les fraises que nous consommons le plus actuellement proviennent de fraisiers du Chili rapportés en 1714 par Amédée-François Frézier. Il avait une attention toute particulière pour le fraisier en raison de son nom. Les plants du Chili étaient différents des fraises des bois cultivées en France. Le climat breton étant proche de celui du Chili ses plants se sont bien adaptés à Brest.

En 1740 la ville de Plougastel Daoulas déjà productrice de fraises des bois devient le lieu de production de al nouvelle fraise issue de croisement avec celle du Chili.

L’espèce cultivée était la fameuse « Fraise de Plougastel ».

Début XXème siècle Plougastel Daoulas produisait plus du ¼ de la production nationale.

Actuellement la France ne produit que 1% de la production mondiale. 50 000 t/an pour 1 000 000 t/an aux USA.

 

Ce que nous appelons fraise n’est pas un fruit. Les vrais fruits sont les petits grains (akènes) qui se trouvent sur la partie charnue.

 

Au plan nutritif la fraise est riche en vitamines C et A et en oligo-éléments (potassium, calcium, magnésium,…)

Elles est tellement bonne pour la santé qu’elle devrait être remboursée par la sécurité sociale.

De plus, le fraisier possède des propriétés médicinales importantes. Tout est bon dans le fraisier. Les racines, les feuilles, les fruits sont présents chez les meilleurs herboristes.

La Centaurée

Très commune sur le Cabellou

La fleur est en fait un vrai bouquet de petites fleurs groupées en capitule (comme l’artichaut)

La Ruine de Rome – latin cymba

Plante rudérale sauvage vivace qui se plait donc sur les vieux murs.

Pour se reproduire sur une surface verticale la plante a développé une stratégie extraordinaire.

Les graines sont incluses dans une capsule sphérique. Pour éviter que ses graines ne tombent, le pédoncule qui porte la capsule se courbe pour déposer les graines dans les creux du mur.

Cette plante a été maintenue par nos anciens car elle possède des propriétés médicinales importantes contre la gale et le scorbut.

Les feuilles fraîches sont hémostatiques.

 

Le Mouron blanc(petites fleurs blanches)

Encore une mauvaise herbe rampante qui pousse partout et dont on n’arrive pas à se défaire.

Sachez simplement que cette plante est comestible et médicinale. (tonicité générale et cardiaque, fatigue générale)

Attention : ne pas confondre avec le mouron des champs aux petites fleurs bleues ou rouges qui est toxique pour nous et les animaux.

La force du mouron blanc est sa faiblesse. On tire dessus et aussitôt elle se casse. Ainsi les racines restent dans le sol. Il pousse toute l’année.

La plante aime bien des endroits discrets sur de l’humus.

Les graines sont très recherchées par les oiseaux.

 

Jadis dans les grandes villes (à Paris en particulier) existaient de curieux métiers qui permettaient à quelques familles de vivre ou de survivre. C’est ainsi qu’existait le métier de mouronnier

(Larousse universel 1923 – celui qui cueille du mouron pour le vendre).

La capitale a compté jusqu’à 2000 mouronniers déclarés qui parfois allaient chercher ce fameux mouron toujours sauvage jusqu’à 20 km de Paris. Ce mouron était vendu en botte à la criée dans les rues.

Inutile de dire que le mouron se faisait rare dans les terrains de Paris.

Il semblerait que l’expression « se faire du mouron » signifie se faire des cheveux blancs. Je crois aussi que toute personne qui se trouve dans l’obligation d’aller cueillir ce mouron pour vivre a du soucis à se faire.

 

Pensez-vous que ce mouron soit toujours une mauvaise herbe qu’il faut combattre ou qu’il faut un peu respecter.

Gardez votre mouron blanc et vous aurez des oiseaux.

 

Le Myosotis (vient du grec= oreille de souris)

Autres noms grémillet, scorpione, herbe d’amour,…

Cette plante est très rapidement envahissante car elle se sème toute seule. Pour éviter cela il suffit d’enlever les plants après la floraison.

Elle colore merveilleusement les jardins de sa couleur bleue.

 

Son symbole : ne m’oubliez pas.

En 1948, le myosotis devient l’emblème de la franc-maçonnerie pour rappeler ceux qui ont souffert pendant la période nazie.

C’est aussi devenu le symbole de la Société Alzheimer pour ne pas oublier cette maladie.

 

La Cardamine hérissée ou hirsute. faux-cresson

Cette petite plante peut être consommée en salade, son goût rappelle celui du cresson de fontaine.

Riches en vitamine C, les feuilles ont des vertus médicinales toniques, stomachiques et expectorantes.

Attention, cette plante ne supporte pas la cuisson (elle perd tout son goût).

Elle a cependant un défaut ; elle est très vite envahissante.

Un seul pied peut à lui seul produire 1000 graines qui sont catapultées très loin lors de l’explosion qui ouvre la gousse.

1 pied la 1ère année, 1 000 la 2ème, et 1 000 000 la 3ème…… Tout cela c’est la théorie car en fait les oiseaux passent par là et toutes les graines ne germent pas en même temps.

 

Muscari en grappes ou ail des chiens

Cette plante sauvage fleurit de mars à mai au Cabellou.

Jadis, elle n’était présente que dans le midi. Il semble qu’elle remonte vers le nord progressivement.

La propagation se fait par le bulbe et plus rarement par les graines.

La fleur a une bonne odeur de prune.

 

La Mâche

(Valerianella locusta), aussi appelée blanchette, boursette, clairette, doucette, oreillette, rampon, valérianelle, ou en Belgique salade de blé.

 

Cette plante est très répandue au Cabellou.

Elle commence à montrer ses minuscules fleurs bleues en mars.

Excellente bien entendu en salade, elle l’est aussi en médecine pour soigner la migraine et la nervosité.

 

La Véronique.

Il existe 300 espèces différentes.

Celle qui se trouve sur nos chemins et dans nos jardins est la plus commune.

Ces petites fleurs bleues illuminent souvent les pelouses.

 

La plante doit son nom à sainte Véronique, qui aurait recueilli un linge portant les traits du Christ et aurait, grâce à ce linge, guéri l’empereur Tibère de la lèpre. Or la véronique officinale (Veronica officinalis) était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux (d’où son nom familier d’herbe-aux-ladres).

 

Le Fragon ou Faux Houx

Ce petit arbuste très piquantse pare de baies rouges très décoratives le long du chemin du Minaouët.

Les jeunes pousses sont comestibles crues ou cuites. Les baies sont toxiques.

La racine possède de nombreuses propriétés médicinales (varices, hémorroïdes, poches sous les yeux,…)

Cette plante était très utilisée dans l’antiquité comme diurétique.

C’est en 1950 que des chercheurs ont retrouvé ces propriétés et ont extrait les principaux éléments pour les intégrer dans des médicaments.

 

La Pâquerette ou fleur de Pâques (Bellis perennis)

Symbole de la vierge Marie.

Plante vivace des prairies.

La fleur suit le soleil comme le tourne sol et se ferme le soir.

Combien sommes nous à avoir compté fleurette avec une Pâquerette – Je t’aime, un peu, beaucoup , à la folie, passionnément,….

Pétales, feuilles et boutons sont utilisés en cuisine salée ou sucrée, crus ou cuits.

Nos anciens avaient de nombreuses recettes pour accommoder cette vivace – purée- salades, potages, confits au vinaigre…

Il existe par exemple la salade désherbage composée de Pissenlits et de Pâquerettes.

 

Elle est prescrite pour l’hypertension et l’artériosclérose (feuilles et fleurs)

En infusion une cuillère par tasse d’eau et laisser infuser 10 minutes.

 

Laissez-vous envahir par cette petite Pâquerette pleine de ressources.

 

La Fumeterre officinale

Le nom signifie fumée de terre en raison de son suc qui fait pleurer comme la fumée.

Plante herbacée aux fleurs bien curieuses roses tachées de pourpre en grappes terminales.

Comme l’indique le nom les propriétés médicinales de la fumeterre sont connues depuis longtemps.
Elle permet l’élimination des toxines, étant à la fois cholagogue, diurétique et dépurative. Elle est également apéritive et tonique.

En utilisation externe, la fumeterre permet de soigner les dartres et l’eczéma

 

L’ortie

Voici la plante qui fait peut-être le plus parler d’elle.

Présente un peu partout alors qu’elle a été combattue depuis des lustres.

Certains voient dans cette plante une ennemie à détruire, alors que d’autres de plus en plus nombreux la recherchent.

Faut dire que son côté urticant nous fait la craindre. A y regarder de très près elle est bourrée de qualités importantes la méchante.

 

Pouvoir urticant.

L’ortie est entièrement couverte de poils qui sont des très petites aiguilles en silice (verre) d’une fragilité extrême. Dès qu’on y touche l’aiguille se brise (comme une ampoule de médicament) et libère un liquide composé d’histamine, d’acide formique et de sérotonine.

L’effet est immédiat : brûlures, rougeurs, démangeaisons.

Pour soulager la brûlure appliquer de suite de la salive, frotter avec du plantain ou du vinaigre.

Pour éviter de se faire piquer chacun a sa solution : se mordre la langue, cesser de respirer,…. le port de gants me semble la technique la plus efficace.

 

Engrais puissant.

Il est possible de réaliser un engrais riche en azote mais pauvre en potasse en faisant macérer 1 kilo d’orties dans 10 litres d’eau. Laisser en plein soleil pendant 15 jours. Le liquide obtenu doit être utilisé à 10%.

Attention l’odeur de ce purin d’orties peut devenir épouvantable pour vous mais aussi pour vos voisins.

En pulvérisation ce purin dilué est également un excellent fongicide et insecticide naturel.

 

Aliment

L’ortie rentre dans de nombreuses recettes de cuisine. La plus connue est la soupe d’ortie.

 

Plante médicinale

Les feuilles sont couramment utilisées comme toniques, dépuratives, anti-inflammatoires (douleurs rhumatismales)
Certains lui connaissent aussi des propriétés aphrodisiaques….

 

Vous désirez approfondir vos connaissances sur l’ortie allez sur le site des amis de l’ortie http://www.lesamisdelortie.fr/crbst_1.html

 

La Violette.

Très présente au Cabellou dans les chemins, jardins, sous bois,…

Il en existe 300 espèces dans le monde. Il en existe aussi des blanches et de tricolores.

Le prénom violette a été très à la mode début XIXème.

Cette petite plante discrète peut envahir rapidement un sous-bois et un jardin si elle y est bien.

 

Comestible.

Les jeunes feuilles de violette peuvent se manger en salade ou en soupe. Les fleurs peuvent être préparées de mille manières : gelée, sirop, crème glacée et décorations de toute sortes.

Les fleurs de violettes cristallisées sontla spécialité de Toulouse.

 

Parfum

Certaines espèces sont extrêmement parfumées et bien entendu très utilisées en cosmétologie.

 

Médicinale

Étant donné sa richesse en mucilage, on ne s’étonne pas que les herboristes aient recommandé la violette pour soigner la toux et la bronchite ainsi que la constipation légère, un peu comme pour la graine de lin. Dans les hôpitaux, on préparait jadis à cet effet le sirop violat,

Selon Pline L’Ancien, une couronne de violettes placée sur la tête aurait le pouvoir de soigner un mal de crâne ou de soulager les effets des « lendemains de veille ».

Symbole

Ne livrant son parfum qu’à ceux qui savent se pencher sur elle, la violette est la fleur de la pudeur, de la modestie, voire de la timidité. Modeste comme une simple violette, dit-on.
Dans le langage des fleurs, elle est symbole d’un amour secret.

 

Histoire

Les Athéniennes achetaient des bouquets de violettes au coin des rues, dès l’an 400 avant Jésus-Christ et les utilisaient en pommades ou tisanes pour leurs vertus médicinales.

Henri IV, Louis XIII et leurs descendants se parfumaient et se poudraient à la violette pour couvrir les odeurs fortes de corps. Les violettes se retrouvèrent tout naturellement dans le Potager du Roy à Versailles, en bordure des carrés de légumes et, de là, sur les tables des palais.

Napoléon revient de l’Ile d4elbe sous le signe des violettes.

La Giroflée

Plante très résistante , facile à semer.

Elle était présente dans les jardins de nos grands parents.

Facile à cultiver elle est insensit de semer ses graines. C’est ainsi qu’on peut voir des pervenches pousser sur des clochers.

Son milieu favori semble être les vieux murs.

Ses nombreuses couleurs et son parfum incomparables en font une plante incontournable.

C’est aussi une plante médicinale transformable que par des spécialistes

 

La grande Pervenche

Vinca Major sur la photo

Très présente au Cabellou cette vivace est un bon indicateur qui nous signale qu’à cet endroit il y avait jadis une forêt. (peut-être des siècles)

Ces tiges sont utilisées par certains horticulteurs comme liens.

Plante médicinale aux nombreuses propriétés

Symbolique : Vertu magique, philtre d’amour, relation entre les 2 mondes, immortalité et plante médicinale. Elle était sensée éloigner les esprits malfaisants. Les magiciens l’employaient dans des lotions aphrodisiaques. On l’appelait souvent la violette des sorciers ou des morts.

 

Le Gaillet gratteron ou Caille-lait.

Cette plante est connue de tout le monde, elle peut envahir un jardin et la nature. Ses tiges s’accrochent facilement aux vêtements. Le enfants ont tous joué avec cette faculté.

Elle adore les sols riches et humides.

Plus on met de compost et plus on favorise sa venue. Il est donc normal d’en avoir.

Elle est très utile pour éliminer les nitrates des sols. Elle était utilisée pour cailler le lait et faire des fromages.

Le Gaillet rentre dans de nombreuses préparations homéopathiques (diurétique, antiscorbutique et calmante pour les ulcères d’estomac.)

 

De la même famille que le café, ses graines étaient torréfiées pour en faire du café.

 

Le Forsythia ou Mimosa de Paris.

Nommé ainsi en souvenir de W. Forsyth 1734-1804 -botaniste anglais.

Sa floraison printanière en fait un arbuste bien agréable au sortir de l’hiver.

Le bouturage est simple. Il suffit à l’automne de mettre une tige en terre

 Le Tamaris.

Cet arbre d’ornement se plait en bord de mer car il supporte les environnements salins.Sa floraison est abondante tout l’été.

Facile à bouturer il s’est naturalisé sur notre littoral.

Son écorce et ses feuilles ont des propriétés médicinales. diurétique, apéritive, et sudorifique.

Rien que son nom fait penser à vacances et littoral. Nombreux hôtels,  campings et  villas portent donc son nom.

La Primevère

La primevère commune est souvent la première plante à fleurir d’ou son nom. Primo vere = début du printemps en latin.

Elle n’est bien que dehors.

Elle nous fait du bien quand on la découvre sur les talus. Elle chasse l’hiver et annonce donc des jours meilleurs.

Certains la cuisinent. Mais ATTENTION seules les fleurs sauvages sont à utiliser et de plus, certains y sont allergiques.

Il est donc préférable de la consommer uniquement avec ses yeux.

La Ficaire

ou Petite éclaire, Herbe aux hémorroïdes, Grenouillette, Faux bouton d’or,….

 

Famille des renonculacées.

Cette plante est très commune . C’est un couvre sol parfait à la floraison très printanière.

La fleur se ferme le soir venu. Elle produit très rarement des graines. La multiplication se fait par la racine.

Plante toxique comme toutes les renonculacées en usage interne et surtout pour les animaux qui la broutent.

Cette plante est utilisée après préparation pour lutter contre le scorbut, les verrues et les hémorroïdes.

 

La malherbologie = science des mauvaises herbes qui concoure à son éradication.

En culture on peut se dire qu’il est important d’éliminer les mauvaises herbes quand elles nuisent gravement à la culture ou qu’elles sont toxiques.

 

Mais, en jardinage sont elles si mauvaises au point de leur déclarer la guerre.

Et puis qu’appelle-t-on mauvaises herbes ?

Alors on cherche un peu et on nous dit qu’elles peuvent être délicieuses, que certaines enrichissent la terre, qu’elles sont souvent indispensables à certaines espèces animales, que d’autres encore  peuvent remplacer certains produits toxiques. Enfin on apprend qu’il y a des méthodes simples et naturelles pour les éliminer.

 

Vous souhaitez revoir votre position sur ces « indésirables »allez sur http://www.mce-info.org/Pesticides/docs_pdf/livret-herbes.pdf

 

La Dendrochronologie.

Apprendre à calculer l’âge d’un arbre

Il est facile de déterminer l’âge d’un arbre en examinant la coupe transversale du tronc et en comptant ses cernes.

 

Comment les cernes sont-ils formés?

La croissance des arbres s’arrête pendant les mois d’hiver, il est alors en alors en dormance.

Au printemps, la sève se remet à remonter. Les cellules de croissance reprennent la vie active. À ce moment, les cellules forment des cernes de couleur pâle que l’on appelle bois initial ou bois de printemps.

Plus tard pendant l’été, la sève commence à freiner sa progression.

Les cellules de croissance qui ont des parois plus épaisses forment des cernes plus foncés, soit le bois final ou le bois d’été.

Chaque cercle concentrique représente donc une année de croissance de l’arbre.

Il est possible de déterminer la durée de la saison de croissance d’après l’épaisseur des cernes. Quand les cernes sont larges c’est que le printemps par exemple a été humide. Quand elles sont étroites la croissance a été lente car le sol était plus sec.

 

Il est à parier que les cernes 2009 seront larges.

  1. Mesurez la circonférence de l’arbre à une hauteur de 1,40 m du sol.
    2. Calculezson diamètre en divisant cette mesure par 3,14
    3. Multipliez la mesure obtenue par le facteur correspondant dans la liste ci-dessous.

 

1,5 Érable argenté, érable à Giguère, orme d’Amérique et peuplier ou faux-tremble.

2,0 Pin blanc, pin rouge, pin d’Autriche, bouleau, érable rouge, frêne d’Amérique, érable de Norvège et mélèze laricin.
2,5 Érable à sucre, thuya occidental, sapin baumier, épinette blanche, pruche, hêtre et frêne de Pennsylvanie.

3,0 Noyer cendré, chêne rouge et cayer.

  1. La réponse vous donne l’âge approximatif de votre arbre.Note : Si l’ arbre pousse sans autre arbre aux alentours, enlevez 20% à cet âge. N’ayant pas de compétition, il grandit moins rapidement.

 

L’amanite tue-mouches ou fausse oronge.

Très commune et très belle. Comment ne pas résister…… Mais, attention, elle est toxique.

A ne déguster qu’avec les yeux.

 

Le laurier sauce (laurier noble, laurier d’Apollon)

L’incontournable du jardin des cuisinières.

Comment peut-on cuisiner un poisson, des crustacés sans une feuille de laurier sauce ?

De plus, c’est un puissant antiseptique en tisane contre la bronchite. Également en cas d’asthénie, rhumatismes et de digestion difficile.

Le laurier sauce est présent partout au Cabellou.
On sait qu’une couronne de laurier récompensait les vainqueurs d’une compétition sportive ou d’une bataille. Le mot lauréat provient de laurier , baccalauréat signifie simplement « baie de laurier ».

Le jour des Rameaux, à défaut de palmier, on fait bénir des branches de laurier que l’on accroche dans les différentes pièces de la maison. Les feuilles séchées gardent leurs propriétés. Parfois ma mère, prise de court, prélevait une feuille de ce laurier, pourtant béni, pour réussir son plat …c’était un secret qu’il ne fallait surtout pas dévoiler.

Il est dit que la Pythie à Delphes s’avançait vers ses clients en mâchouillant des feuilles de laurier. On prétend que c’est là l’origine du dicton « La Pythie vient en mangeant ».

Bon appétit.

 

L’eucalyptus  – l’ami de l’homme ?

Le micro climat du Cabellou fait que cet arbre y est très présent. Il est très utile car c’est un grand buveur (d’eau) devant l’éternel

On plante aussi l’eucalyptus le long des vergers car son nectar attire les abeilles, etsa croissance rapide forme rapidement une haie protectrice.

Il a été planté pour assainir les marais qui jadis propageaient la Malaria..

On pensait aussi qu’il faisait fuir le Phylloxera quand il était planté prés des vignes.

Il suffit de frotter quelques feuilles pour faire fuir les moustiques et les puces.

Le plus important est son action pour les voies respiratoires. Il soigne bronchites, la grippe, les rhumes,….

Il agit aussi pour les infections urinaires (faut pas pour autant en abuser)

Il agit aussi pour lutter contre certaines migraines.

Un seul inconvénient : attention à ses racines.

Préparation de l’infusion. 3 à 4 feuilles par tasse. Laisser bouillir 1 minute et laisser infuser 10. Ne pas dépasser les 3 tasses par jour.

 

Le Houx

« Quelen » en breton , Tinne en Celte- correspond au 8ème mois de l’année celtique (du 8 juillet au 4 août)
Durée de vie : 300 ans.
Feuillage persistant (les feuilles vivent 3 ans).

Fruits : drupes rouges caractéristiques, très toxiques pour l’homme. Elles sont resplendissantes en hiver (vers Noël). Les oiseaux les consomment et dispersent les graines.
Légendes et traditions : Dans la mythologie grecque, arbre de la Vie, parce qu’il mûrit en hiver.

La glu était jadis fabriquée à base d’écorce de houx. Appelée alors glu d’Angleterre.

Son utilisation était très importante. On retient surtout la capture des oiseaux.

Le bois de houx est rare car il le houx n’est pas cultivé pour l’utilisation de son bois. Il est dense, très fin et de couleur blanche.

Il est cependant très recherché par les maquettistes, les tourneurs (pièces d’échec)

Les Anglais préparaient avec les fleurs un élixir appelé Holly. Cet élixir était utilisé pour ré harmoniser les états d’esprit négatifs tels la haine, la jalousie, la malveillance, l’envie, la suspicion, la cupidité, la vengeance.

 

La Bourse-à-Pasteur

ou Capselle,…

 

 

Plante herbacée peut-être le symbole de finances difficiles (bourse vide). Pour moi elle symbolise l’amour avec tous ses petits cœurs.

Très commune au Cabellou.

 

Plante médicinal.

La bourse-à-pasteur contient beaucoup de potassium, des alcaloïdes des flavonoïdes et principes actifs (vitamine K et tyramine) vasoconstricteurs et antihémorragiques qui lui donnent des propriétés hémostatiques et cicatrisantes remarquables.
En tamponnant la peau avec de la bourse-à-pasteur fraîche, on arrête un saignement de nez ou d’une coupure.

Actuellement, la plante est plutôt conseillée pour lutter contre les troubles cardiaques et pour réguler la circulation sanguine. Hypotendus et hypertendus peuvent en boire des tisanes sans problème.

 

La Scolopendre ou langue de bœuf ou herbe hépatique.

Cette fougère n’est pas la plus simple à trouver au Cabellou. Elle décore d’une façon merveilleuse les sous-bois et les talus ombragés.

C’est une plante médicinale.

PROPRIÉTÉS DE LA SCOLOPENDRE

Diurétique, émollient, expectorant, béchique, résolutif, vulnéraire, astringent.

UTILISATIONS DE LA SCOLOPENDRE

Bronchite, diarrhée, rhumatismes

 

Rosier rugueux ou rosier d’embruns ou rosier de plage …

 

Originaire du Japon, ce rosier s’est vite adapté au littoral.

 

Ses fleurs et ses fruits rouges en font un arbuste très recherché pour en faire des haies.

 

Il se développe très rapidement. Les oiseaux aident également à sa prolifération.

 

Ce rosier est actuellement très surveillé dans certaines régions car il devient envahissant.

 

L’Aubépine ou arbre de mai, épine blanche, Huath en Celte

C’est arbre est idéal pour constituer une haie défensive.

Il est important pour la faune sauvage. Ses baies rouges sont comestibles.

Une maladie menace de disparition l’aubépine en Europe.

L’arbre peut vivre plus de 1000 ans.

En mythologie romaine l’aubépine est dédiée à Maïa mère d’Hermès – fêtée en mai.

La couronne du Christ aurait été tressée de branches d’aubépine, et de ce fait on affirme que la foudre épargne l’Aubépine et la maison qui en est ornée.

En Bretagne, c’était l’arbre des sorcières

Huath est le 6ème mois du calendrier Celte (du 13 mai au 9 juin.

Indications : effet sédatif en général : anxiété, nervosité, insomnie, hypertension artérielle, arythmie, extra – systoles, angine de poitrine, cœur sénile, tachycardie, troubles coronariens, palpitations.

L’Hortensia est un arbuste de l’espèce Hydrangea macrophylla, originaire de Chine il se plait tout particulièrement en Bretagne.

Sa floraison persistante et la variété des couleurs en fait un incontournable de nos jardins.

Le bouturage est très simple à réussir.

Mais, attention, ce que nous ne savons pas c’est sa toxicité importante (toute la plante) pour les enfants et les animaux car il possède des dérivés cyanogènes.

Signes cliniques : vomissements, douleurs abdominales, maux de tête, gêne respiratoire,….

Pourquoi donc nous cacher cette info vitale quand on achète une telle plante.

Un conseil donc : si vous manipulez des hortensias lavez-vous les mains aussitôt.

 

L’Oyat ou roseau des sables ou Ammophile des sables.

Voici l’herbacée idéale pour fixer les dunes.

Des lettres patentes de 1608 ordonnent, sous Henri IV, de planter des hoyards pour arrester l’invasion des sables sur les costes de France

 

Mais attention … l’oyat n’aime pas qu’on lui marche dessus.

 

Le Chêne

Derw en Breton , Duirchez les Celtes.

Le chêne est dit l’arbre roi.

7ème mois Celte (10 juin au 7 juillet)

Sans lui je ne sais où nous en serions.

Il peut vivre 4000 ans .

Abattre un chêne ce n’est pas comme abattre un autre arbre. Nous sentons en lui une telle puissance qu’on ne peut que le respecter.

Justice était rendue, jadis, sous un chêne.

Symbolisme :

L’arbre : représente la force et la sagesse

La feuille : longévité et force du couple

Noces de chêne : 80 ans de vie commune

Très utilisé pour la tonnellerie, il participe à la qualité des vins de grands crus.

Ses utilisations sont pour les bois de :

qualité médiocre : chauffage, panneaux de particules et pâte à papier

qualité moyenne : charpente, fonds de wagons, bois de mine

bonne qualité : menuiserie, portes et fenêtres, parquets, lambris, meubles

haute qualité : ébénisterie (meubles massifs), les plus grosses billes étant réservées au tranchage pour la confection de placages.

 

Le Châtaignier ou arbre à pain, Pelou à Bordeaux, Castagna en Corse et Gwez kisten en Bretagne,….

Riche en vitamine C et en potassium, la châtaigne fut longtemps la base de l’alimentation dans de nombreuses régions.

Son bois très dur est utilisé en ébénisterie et en menuiserie. On en fait aussi des lauzes pour couvrir des toits. Attention il est dangereux pour le feu car il projette souvent des parties incandescentes.

Le châtaignier doit être au four en août et au puits en septembre.

Donc, si août est pluvieux et septembre sec c’est pas bon pour la production de châtaignes.

 

L’Arbousier ou arbre à fraises.

Le réchauffement climatique favorise l’implantation de cet arbre méditerranéen sur nos terres.

De la même famille que la bruyère et le rhododendron, il préfère donc la terre de bruyère ett le soleil.

Son fruit (l’arbouse) délicieux en hiver a des propriétés médicinales. C’est un diurétique et un antiseptique urinaire puissant.

 

Le Fenouil commun

Foeniculum vulgare Miller

 

Quelle chance d’avoir un pied de fenouil dans son jardin. Le fenouil est présent sur notre littoral.

Si vous souhaitez en avoir chez vous : rien de plus simple. Il suffit de récolter quelques graines mures et de les mettre en place.

Idéal pour la digestion, pour ses propriétés carminatives, son parfum anisé est fait pour accompagner le poisson.

Jadis on disait dans les chaumières «  Si femme savait ce que le fenouil peut faire à son mari, elle irait le chercher de Rome à Paris »

Actuellement ses graines tendres sont parfaites pour être croquées.

 

L’Iris fétide ou iris gigot.

Cet iris à la floraison discrète prend un intérêt certain dès la fin de l’été.

Les graines d’un rouge orangé vif illuminent souvent nos jardins du Cabellou ainsi que le sentier côtier.

L’adjectif fétide devrait indiquer une odeur à peine supportable alors que celle-ci est plutôt particulière et proche de l’ail.

Considérée jadis comme plante médicinale elle est classée maintenant dans les plantes TOXIQUES.

Sa dissémination est endozoochore (dispersion par les animaux après transit intestinal)

 

Le Pissenlit

Son nom provient de ses propriétés diurétiques.

On peut également l’appeler « Dent de lion » raison pour laquelle les anglais lui ont donné le nom de « Dandelion ». Faut dire qu’ils ne sont pas doués pour le français. Pour les italiens « dent dit leone ».

Nous sommes nombreux à avoir déclaré la guerre au pissenlit. Or, il a de nombreuses propriétés médicales, on peut en faire des salades, avec les fleurs des confitures, avec les racines torréfiées on fait un « café ».

En fait, ce qu’on n’aime pas, c’est sa prodigieuse capacité à se développer et à s’enraciner.

Je crois qu’on préfère surtout la discrétion et la fragilité….Comment peut-on oser nous tenir tête.

En attendant, la fleur de pissenlit (l’aigrette) est une merveille de la nature.

Pierre Larousse en a fait son emblème pour le dictionnaire. « On sème à tout vent ». Fallait oser prendre la fleur du pauvre pour marquer son temps.

 

Statice de Dodart ou Lavande de mer

Cette plante se plait surtout dans les marais salants.

Il lui faut son bain de pied à l’eau de mer tous les jours.

Ses feuilles jeunes sont vendues pour la consommation sous le nom d’oreille de cochon.

 

Attention cette plante est protégée. Elle a trop souvent fait l’objet de cueillettes importantes pour faire des bouquets secs.

 

Le prunellier ou épine noire.

Ce prunier sauvage  aime s’implanter dans les talus.

Ses baies riches en vitamines C servent à faire des liqueurs, des marmelades, des confitures,…

C’est un abri idéal pour les oiseaux et quelque lapins.

Son bois sert à faire des cannes car il est est très dense.

Attention à ses aiguilles.

 

Le Baccharis

Originaire d’Amérique du Nord voici un petit arbre qui était vendu en jardinerie pour faire des haies à croissance rapide.

Cette plante a une capacité de reproduction énorme. Plus d’un million de graines par pied.

Ses qualités d’adaptation ont favorisé la colonisation et l’invasion de différents milieux (zones humides, dune fixée voire dune vive) des littoraux atlantique et méditerranéen.

Il est maintenant devenu très difficile de réduire sa croissance.

 

On peut dire maintenant que nous sommes face à une peste végétale.

Du côté de Carnac par exemple ce sont des hectares qui sont colonisés par cette plante invasive.

 

Elle est maintenant interdite à la vente.

  • Seul l’arrachage manuel des très jeunes pousses avec leurs racines est efficace.
  • Le désouchage et l’élimination de la plus grande partie du système racinaire des arbustes les plus développés peuvent aussi être effectués.
  • Une coupe régulière de la base des pieds de Baccharis est très efficace. La souche finit par mourir.
  • Tout ceci est à effectuer impérativement en hiver (hors période de floraison pour éviter la dissémination)

 

La camomille romaine (la vraie camomille)

Elle fleurit agréablement notre littoral.

Elle possède de très nombreuses propriétés médicinales. (Antispasmodique, analgésique, calmante, ….)

En cosmétique elle est presque toujours présente dans les lotions, crèmes et shampoings.

 

Le Séneçon Jacobée                                  ou herbe de St Jacques

Cette plante est très présente au Cabellou. Sa floraison se prolonge très longtemps.

 

Elle est toxique surtout pour les animaux.

 

Le carmin qui l’habite en limite la prolifération.

Nos anciens la faisaient cuire dans du lait pour en faire des cataplasmes contre les hémorroïdes et les furoncles.

 

La Roquette de mer ou Caquillier ou cakile maritime.

Elle se plait au sommet des plages de sable et de gravier .

Nos aïeux la cultivaient.

Elle est riche en principes soufrés ce qui lui donne une saveur particulière et des propriétés désinfectantes.

 

La mûre sauvage.

Elle s’appelle ainsi car elle ressemble à la mûre (fruit du mûrier)

C’est en fait le fruit de la ronce Rubus.  On veut tous se débarrasser des ronces mais pas des mûres. Disons qu’on préfère en trouver chez le voisin. Faut dire que pour protèger son extraordinaire fruit la ronce met le paquet.

Riche en anti-oxydants des chercheurs américains ont trouvé que la mûre a de plus des agents actifs pour lutter contre le cancer.

 

Le Chêne vert ou Faux houx (Tannen en breton)

Cet arbre à feuillage persistant est symbole de force et de fidélité . Il peut vivre 1500 ans. Il est résistant aux sécheresses et aux incendies. Son bois rouge est très dur. Il est très difficile à travailler.

Cet arbre marque l’entré du Minaouët.

 

L’Aster maritime (Aster Tripolium).

Cette plante halophile se plait beaucoup dans les marais salants.

Sa couleur lilas pâle au cœur jaune rend cette plante facile à dénicher.

Comestible crue ou cuite, en cuisine, elle se marie parfaitement avec le poisson.

Il est cependant préférable de lui laisser la liberté qu’elle mérite.

De plus, elle n’est pas très présente sur le Minaouët.

 

La Silène maritime.

Voici la plante peut-être la plus commune au Cabellou.

Elle fleurit notre littoral de mai à Septembre.

Son nom provient du Dieu grec Silène toujours ventru et souvent ivre.

Il serait le dieu des bons-vivants et donc probablement un peu breton…..

L’anémomorphose. Du grec « anémos » vent et « morphos » forme.

Ce mot indique donc le phénomène de taille de certaines plantes confrontées régulièrement au vent.

C’est, pour la plante, le moyen qu’elle a de se maintenir face aux tempêtes.

Cette taille se fait naturellement par le vent ainsi que par le sable et le sel transportés.

Sur les chemins côtiers il est courant de voir ses formes aérodynamiques.

 

L’Obione ou arroche faux-pourpier ou choux des marais (comestible)

Se plait les pieds dans l’eau de mer.

On peut placer les feuilles tendres dans du vinaigre et servir comme les salicornes.

Les feuilles crues et bien lavées peuvent être ajoutées à une salade.

Jadis, les personnes de petites conditions ramassaient l’obione pour leur alimentation.

Attention, comme toutes les plantes, il ne faut cueillir que les feuilles et surtout ne pas arracher le plant.

 

Le Gratte-cul ou cynorrhodon. (gratte-cul car il fournit le poil à gratter.)

C’est le fruit de l’églantier. Riche en vitamine C.

On en fait des confitures après récolte dès les premières gelées.

Pour cela il ne faut garder que la partie rouge.

 

Le Pavot cornu ou glaucière jaune ou chélidoine glauque

 

Cette fleur se fait rare sur nos côtes.

Elle recherche les dunes ou les galets et se délecte de la laisse de mer.

Attention un suc laiteux orangé toxique s’écoule de ses tiges et de ses feuilles. Son but recherché, n’est pas de faire mal, mais plutôt de se protéger des herbivores.

Ce suc peut être utilisé en application locale pour lutter contre les verrues.

 

Douce-amère ou Morelle douce-amère ou Herbe à la fièvre.

Très présente sur les sentiers du Cabellou , la floraison s’étend sur une longue période. Il est courant de voir des fruits et des fleurs sur la même tige.

Attention, la douce-amères est toxique dans sa totalité

 

La Passiflore ou Fleur de la passion.

Voici une plante exotique de plus en plus présente au Cabellou.

Venue d’Amérique, cette liane se fixe partout comme une vigne au moyen de vrilles. Elle peut atteindre 8 mètres.

La Passion est celle de la Passion du Christ.

Elle est belle, surprenante, fascinante.

Elle fait le régal de nos chères petites abeilles et de notre vue.

 

L’Onagre

Cette plante médicinale pousse comme des « mauvaises herbes » (bord de route, terrains vagues,…)

Les nombreuses fleurs jaunes s’ouvrent le soir dès 5 heures pour faner le lendemain vers midi.

Quand le temps est humide elle ne respecte pas ses horaires.

 

  L’Arum sauvage ou Gouet

Cette plante pousse un peu partout au Cabellou.

Ces graines forment une très belle grappe.

Attention: les baies sont extrêmement toxiques

 

La Criste Marine            ou Perce pierres ou fenouil marin

Elle choisit toujours de pousser dans les infractuosités des rochers.

Elle aime recevoir régulièrement des embruns salés.

Comestible elle a un goût de carotte.

Elle était jadis transportée par les marins pour ses propriétés antiscorbutique car riche en vitamine C.

 

L’Agapanthe.

Plante emblématique du Cabellou.

Elle peut–être bleue ou blanche.

Elle est superbe sur une pelouse , au bord d’une allée, dans des massifs,… bref partout.

Elle tire son nom du Grec agapein = aimer et anthenom = fleur.

Comment peut-il en être autrement.

Photo prise dans le crachin.

La multiplication peut se faire par semis de graines et par éclat des racines en avril-mai ou septembre.

Attention les racines sont toxiques.

 

Le Pourpier de mer (Honckenya peploïde)

Une des plantes les plus rudes du littoral.

Comme les cactus le pourpier emmagasine des réserves d’eau pour lui permettre de résister aux sécheresses.

Ce pourpier se développe dans le sable et supporte des conditions extrêmes (vent, chaleur, froid,..) .

Il se nourrit des laisses de mer.

La disposition géométrique de ses feuilles en fait une très belle plante.

Il semble avoir un développement important sur la côte bretonne et délaisser la côte landaise.

 

Le Chardon penché

16 juin il commence à fleurie le long du GR 34

 

La Mauve

Famille des malvacées (lavatère, rose trémière, guimauve, hibiscus,…)

Plante des terrains pauvres, elle est trop souvent considérée comme mauvaise herbe et donc à éliminer or, cette mauve est incontournable dans les herboristeries.

La mauve est une plante très appréciée depuis l’Antiquité.
Certains auteurs pensent que les hommes préhistoriques en faisaient leur met quotidien. C’était une plante très appréciée par Charlemagne qui en raffolait.
Feuilles et fleurs se consomment crues ou cuites (toutefois, pour les salades, les jeunes feuilles vert clair, sont meilleures).

Toutes les mauves sont comestibles de la même manière.
La Mauve est consommée et appréciée comme légume en Algérie et sur tout le territoire Oranien. C’est là-bas un produit courant des marchés.

La Mauve a donné son nom à la couleur.

 

Chèvre feuille des bois

Voici une plante qui embaume le GR 34 en mai.

Son nom vient du fait que ses feuilles sont très appréciées par les chèvres.

Elles libère son parfum le soir car elle adore être pollinisée par des papillons de nuit.

Attention les baies sont toxiques.

 

Le Bouton-d’or Renoncule âcre, Fleur de beurre, Pied-de-coq,….

En raison de ses belles couleurs, la renoncule évoque le luxe et elle est devenue l’emblème de la toilette raffinée.

Dans le langage des fleurs la renoncule signifie : « Tu es radieuse et charmante », « Tu es éblouissante », « Vous êtes brillante et attrayante », ce qui peut aller jusqu’à « Ton corps est magnifique ».

Alors Messieurs offrez des Boutons-d’or à Madame

 

Queue de lièvre  ou Gros minet – Lagure ovale

Voici la plante la plus cueillie pour des bouquets secs.

Venue de Méditerranée, elle a une fâcheuse tendance à coloniser les dunes alors qu’elle ne fixe pas le sable.

Elle est thermoatlantique car elle fait partie des végétaux qui se répartissent en fonction de conditions climatiques bien arrosées et relativement chaudes en hiver.

Ne serions nous pas thermoatlantistes nous aussi quand on habite au Cabellou ?

 

Rosier Pimprenelle

Ce Rosier est minuscule et pousse au ras du sol pour se protéger des vents. Il couvre de grandes étendues sur la dune au dessus de la plage de la Corniche.

Les fleurs viennent de s’ouvrir (14 mai)

 

Orpin âcre ou Orpin brûlant, Poivre de muraille

Petite plante grasse qui cherche à bien couvrir la dune de la Corniche mais la bataille est rude.

 

Liseron des dunes (sur la Corniche du Cabellou)

Ce liseron est très différent du liseron des haies par sa taille et la couleur de ses fleurs, la forme en cœur de ses feuilles. Il s’agit d’une plante basse et rampante, contrairement au liseron précédent qui, lui, est grimpant.

Inutile de vous dire que ce liseron est recherché dans les jardins.

 

L’Ajonc d’Europe

Plante emblématique de Bretagne.

Répertorié comme l’une des espèce les plus envahissantes par l’Unesco, l’ajonc est considéré comme la plante à abattre, notamment dans des pays de l’hémisphère sud comme la Réunion, le Chili, l’Australie ou la Nouvelle Zélande qui est d’ailleurs la nation qui dépense le plus d’argent pour lutter contre cet envahisseur. Car, et cela a été prouvé, les ajoncs sont bien originaires de Bretagne. Exportés dans les contrées lointaines par les marins voilà 100 à 200 ans, leur formidable capacité d’adaptation a fait qu’ils se sont parfaitement bien acclimatés à de nouvelles conditions environnementales. Un peu trop bien… « Les ajoncs sont en train de tout coloniser, Ils s’échappent des haies et sont en train de menacer la biodiversité et les zones de pâturages » en particulier sur l’île de la Réunion.

 

Ici, en Bretagne, l’ajonc servait de sèche-linge, car avec ses piquants, il évite que le linge ne s’envole et en plus il le parfume.

L’ajonc broyé était utilisé comme fourrage pour les chevaux et les vaches.

 

Le Genet à balai.

Les graines et les fleurs contiennent des substances,  la cytisine et la spartéines, qui sont toxiques pour l’homme mais pas pour le bétail et dont l’écorce était utilisée pour le tannage et pour la fabrication de cordes

La fabrication de balais (d’où il tire son nom) a été importante en Bretagne. Il était également utilisé en remplacement du chaume pour couvrir les toits.

 

La Chélidoine

Le suc qui s’échappe quand on casse la tige de la chélidoine a la réputation de faire disparaître les verrues et les cors, d’où son surnom de « plante à verrues ». Le suc de la plante contient plusieurs alcaloïdes toxiques mais ses bienfaits thérapeutiques ne sont pas prouvés.

 

Verrucaria maura

D’où proviennent ces taches noires sur les beaux rochers du Cabellou.

Y-a t’il eu quelque dégazages sauvages ?

Non. On est présence ici de lichen Verrucaria maura sur lequel se développe le Xanthoria parietina jaune et le Ramalina siliquosa (filaments)

 

Géranium à feuilles rondes

Géranium très répandu sur les talus.

Plante fraîche – astringente, vulnéraire et résolutive. Employée contre les angines et utilisée contre les hémorragies, les néphrites, les contusions. Espèce en extension dans les cultures en France.

 

La Garance

Cette plante, possède des propriétés intéressantes ; tout d’abord médicinales puisqu’elle est diurétique et laxative mais aussi tinctoriales puisque sa racine fournit des pigments rouges, l’alizarine et la purpurine.
L’utilisation de la garance pour la teinture remonte à plusieurs millénaires et plusieurs espèces ont été largement cultivées, notamment la garance des teinturiers (rubia tinctoria).
La fixation du colorant sur les tissus s’effectuait en l’associant à un mordant comme l’alun.
La fabrication de l’alizarine synthétique à la fin du XIX e siècle a causé l’abandon presque général des cultures.
Il faut rappeler que les pantalons des soldats français, au début de la guerre de 1914-1918, étaient d’un beau rouge garance.
Cependant, la garance est toujours utilisée pour la préparation de peintures, à l’eau ou à l’huile, à usage artistique.

 

Le Tamier ou Herbe aux femmes battues

 

Une erreur signalée par un botaniste a signalée que ce qui était au départ du liseron est en fait du Tamier.

On le dit mauvaise herbe. Il est difficile de s’en séparer. Avec une feuille pareille, il fait tout, pourtant, pour se faire aimer.

Il produit de vraies grappes de baies rouges.

La plante était, dit-on,  jadis, appliquée sur les plaies ( raison de son nom « Herbe aux femmes battues »)

La souche du Tamier est un tubercule énorme.

L’extrémité des jeunes poussent sont consommées dans le sud-ouest au printemps.

 

Attention :les baies rouges sont extrêmement toxiques.

Il est dit que le tubercule a des propriétés médicinales. Ceci n’est vrai que pour des spécialistes. Pour nous le risque de dermatite est très important.

 

Le Narcisse des Glénan Cette espèce est unique au monde.

Le Narcisse des Glénan a des fleurs souvent groupées par deux, de couleur jaune pâle, presque blanche, y compris la couronne allongée. Il a été découvert en 1803 par M. Bonnemaison, pharmacien à Quimper. Il devait aussitôt susciter l’intérêt de nombreux botanistes et donna lieu à des controverses passionnées sur son statut taxonomique, c’est-à-dire sur son appartenance à tel ou tel niveau de classification.

Cette espèce est l’un des fleurons de la flore régionale et nationale, elle est unique au monde. Dans l’Archipel, même si quelques îlots abritent encore de petits peuplements, c’est sur l’Ile Saint-Nicolas que l’on trouve le fameux Narcisse.

Attention cette espèce est menacée du fait de sa spécificité.

Contrairement à la plupart des Narcisses, il se reproduit par graines et non par division des bulbes. Ainsi, une cueillette intensive faillit faire disparaître l’espèce. Dès 1924, les botanistes s’inquiétaient pour l’avenir de cette plante qui fit même l’objet de tentatives de culture de la part d’horticulteurs désirant la commercialiser.

 

L’oeillet de mer

L’armeria maritima ou armérie maritime ou encore gazon d’Olympe est une plante magnifique bien adaptée aux conditions difficiles du bord de mer.

Sa petite taille lui fait supporter les grands vents et son halo tolérance lui fait accepter le sel.

Elle se contente de très peu de terre ce qui lui permet de pousser sur des rochers.

Ces photos ont été prises à la pointe An Ervidi et à Porzh Silien au Cabellou.

Avertissement : la cueillette est protégée.

 

Bette maritime ou Blette

Ce serait à partir de cette espèce que l’on a obtenu la betterave à sucre ainsi que les autres betteraves.

Tout est bon dans cette Bette La racine charnue est très sucrée alors qu’elle pousse les pieds dans le sel.

Domestiquée par les Celtes 2000 ans avant JC.

Cette plante « sauvage » était donc probablement cultivée dans nos contrées. Abandonnée, elle est devenue sauvage comme bien d’autres plantes. Elles étaient cultivées soient pour l’alimentation soit aussi pour leur propriétés médicinales.

 

Muguet  Jadis appelé Lis de la vallée

Mai. Que ce brin de muguet vous transporte de bonheur.

Mais. Attention.  Le muguet est classé parmi les plantes à haute toxicité. Ses clochettes blanches et ses graines rouges sont extrêmement nocives voire mortelles à forte dose en cas d’ingestion. Cette toxicité provient notamment de la présence d’hétérosides cardiotoniques telles que la convallatoxine (proche de la digitaline), la convallamarine et la convallarine.

 

CHOU MARIN

ou Crambe maritime repéré au Cabellou.

Très répandu autrefois sur le littoral, ce chou est maintenant devenu extrêmement rare.

Il est inscrit à la Liste Nationale des espèces protégées.

Seuls deux plants ont été dénombrés sur la côte d’Ille et Vilaine.

La dernière photo a été prise sur Pen Fret aux Glénan.   Cet archipel semble vraiment un véritable conservatoire national.

 

Himanthalia elongata

Spaghetti ou haricot vert de mer – comestible

Excellent goût iodé et structure tendre.  Se cuisine comme des haricots verts pour accompagner le poisson.

Se ramasse pendant les mois de mai et juin. On coupe la valeur d’une dizaine de cm de la lanière en partant du haut de l’algue (partie la plus tendre.

 

Conseils  – Pour les algues en général
Il est préférable d’y aller progressivement en commençant par 10% du plat puis d’augmenter jusqu’à 30%.

Il est souvent nécessaire d’habituer l’organisme pour ce nouvel aliment. Consommées en trop grandes quantité un effet laxatif peut décourager le consommateur. En cas réactions du tube digestif (diarrhées) ou maux de tête, il faut évidemment réduire la ration d’algues.

Il faut, de plus, éviter de consommer des aliments à tanin (vin rouge, thé) en même temps que des aliments iodés tels que algues, poissons et fruits de mer surtout pour ceux qui ont quelques problèmes avec l’iode.

 

La griffe de sorcière ou Figue marine ou  Figue de mer  (Carpobrotus)

Les Griffes de sorcière sont des plantes grasses rampantes originaires d’Afrique du Sud. Elles doivent leur nom à leurs feuilles charnues en forme de griffe . Leurs fruits, les figues des Hottentots, sont comestibles. La reproduction se fait par voie sexuée (transformation des fleurs en fruits contenant des graines) mais aussi asexuée (les tiges rampantes croissent rapidement et s’enracinent pour former de nouveaux individus).

Elles sont présentes sur le rivage et les jardins du Cabellou.

Cette plante est un danger pour la biodiversité sur la côte d’azur en particulier. Elle prend rapidement le dessus sur les autres espèces.

Il est ensuite  très difficile, voire impossible, de s’en débarrasser. Ici, rien de tel, car des hivers rudes arrivent à  limiter sa propagation.

 

On l’utilise dans la province du Cap pour soigner piqûres d’insectes, brûlures, eczéma

 

La laminaire

ou « fouet de sorcier »
La laminaire est très présente au Cabellou. Elles se caractérise par la largeur de ses thalles et en fait un danger certain pour le promeneur qui marche dessus.

Le stipe flexible, lisse et cylindrique, adhère aux rochers par de solides crampons fixateurs. La lame, entière dans son jeune âge, peut atteindre trois à quatre mètres de long ; elle est large à la base puis se divise en lanières, ce qui lui a valu le nom breton de « fouet de sorcier ». Cette algue, vivace, peut vivre de trois à huit ans.
Riche en éléments minéraux, la laminaire a des propriétés reminéralisantes et stimulantes. Stimulant les échanges des glandes endocrines.
On utilise cette laminaire pour créer des gélifiants comme le E407

 

Préparation

Les laminaires doivent être cuites un minimum de 5 minutes (croquantes) jusqu’à 1h00 ( fondantes)

 

Le sureauRuis en Celte

Calendrier Celte:  du 25 novembre au 22 décembre dernier mois celtique.

C’est comme dans le cochon, tout est bon!

Le plus répandu, le noir, est aussi celui qui nous intéresse le plus pour ses nombreuses propriétés: fleurs, feuilles, fruits, tout peut servir! Même ses tiges creuses remplies de moelle servent à fabriquer des flûtes.

Les fleurs

Blanches, légèrement crème, apparaissent après les feuilles et se rassemblent sur une grappe en forme de corymbe dite en « pomme d’arrosoir ». Alors que chaque fleur ne mesure que quelques millimètres, les inflorescences peuvent atteindre 25 cm de diamètre et réunir près de 500 fleurs chacune.

Lorsque, au bord des chemins, le long des lisières, dans les haies, la floraison est achevée, la mission accomplie pour un avenir noir mais fructueux, les petites corolles tomberont d’une pièce, trouées par leur milieu ; elles vous offriront encore, parsemées sur le sol pour quelques jours, une ultime vision de la splendeur passée de leurs ombelles.
Les fleurs de sureau, fraîches ou sèches, dégagent un parfum à la fois délicat et bien typé. Elles méritent amplement le titre de vanille du pauvre ! Avec elles, vous pouvez parfumer une multitude de plats, boissons et desserts en tout genre.
Les fleurs se récoltent le matin pour qu’elles gardent tout leur parfum. Choisir des grappes bien ouvertes mais avant la libération du pollen. Ne jamais laver les fleurs et ne pas cueillir par temps de pluie. Fraîches, elles s’utilisent le jour même; sèches, elles se conservent plusieurs mois.
Utilisation : Sirop, limonade, ratafia, tarte, beignets. Excepté pour les beignets, n’utiliser que les extrémités des ombelles.

Les fruits

La difficulté consiste à ne récolter que les fruits mûrs, puisque sur la même ombelle se côtoient juteuses baies noires et… baies vertes. Effectuer la récolte des ombelles le plus tardivement possible puis les égrener manuellement. Le tri se fait tout seul, les baies immatures restant solidement attachées à la grappe.
La conservation des fruits est délicate, il convient de les utiliser 24 heures après la récolte.
Les fruits de sureau ne contiennent pas assez de pectine pour permettre la prise de gelées ou de confitures. Ajouter un gélifiant.
Utilisation : tartes, coulis, clafoutis, sorbets, etc.

Les feuilles

Le purin de feuilles de sureau noir est un bon répulsif qui éloigne mulots et campagnols. Pour cela, verser du purin toutes les 48 heures dans les galeries
Les racines jouissent de la même particularité.
La décoction de feuilles de sureau éloigne pucerons et altises.
Au jardin, les feuilles de sureau accélèrent la décomposition du compost. Les merles et fauvettes nichent régulièrement dans les arbres et les fleurs de sureau sont très mellifères.

Jean-Pierre Masclet, horticulteur

 

Xanthoria parientina

Voici l’exemple parfait d’une association réussie entre des algues et des champignons.

Sa couleur est représentative de la Bretagne. Elle est très utilisée en particulier en pays bigouden.

Comme tous les lichens sa présence nous indique que l’air du Cabellou est pur. Il disparaît en présence de souffre et de plomb.

 

Les Asphodèles

Plante protégée très présente au Cabellou. Il est interdit de la cueillir.

Jadis, les anciens utilisaient les racines pour obtenir un amidon de qualité pour les coiffes.

 

Le Bouillon blanc

Une des plus anciennes plantes médicinales.

Conseillé pour la toux, les affections de la gorge et des poumons.

 

SCILLE D’AUTOMNE

Il vous faudra une loupe et de la chance pour trouver cette petite plante. Le feuilles poussent après la tige florale.

Elle semble se plaire dans les dunes du Cabellou.

Elle est commune dans le Midi et plus rare sur nos côtes.

Attention il semblerait qu’elle soit toxique

 

L’armérie maritime

Voici la plante emblématique du Cabellou.

Ses fleurs colorent la côte dès avril jusqu’à fin août.

Elle semble attirée pas la difficulté. Le sel, la chaleur, le vent, le froid, la sécheresse… rien ne semble lui nuire.

Ces petits coussinets fleuries sont irritants et ont des propriétés antibiotiques.

Attention, sa beauté peut lui jouer un tour car elle est trop cueillie pour en faire des bouquets.

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